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Une petite histoire du Blues 01 - Albert Collins

 
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Wam


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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 18:56 (2009)    Sujet du message: Une petite histoire du Blues 01 - Albert Collins Répondre en citant

Une petite histoire du Blues
 
   
Episode 1     
 
   
Albert Collins     

     

     
Né le 1er octobre 1932 dans la campagne texane, à Leona, Albert Collins a cependant passé la majeure partie de sa jeunesse à Houston où il a déménagé dès l'âge de 7 ans. Malgré une formation au piano, le jeune Albert évolue rapidement et change d'instrument, poussé par son cousin Willie Young qui lui enseigne ses premiers riffs de guitare. Collins commence très tôt l'apprentissage de la guitare sous l'égide du truculent Frankie Lee Sims et c'est d'ailleurs en tant que guitariste du fils de Sims, le chanteur Little Frankie Lee, qu'il effectue ses débuts de musicien professionnel. Très rapidement, il développe un style extrêmement personnel : courtes notes claires et hautes qui surgissent d'un fond de basse très épais et emploi systématique des gammes mineures. On retrouve dans son jeu de guitare des traces du style traditionnel texan, parcimonieux et économique, voire certains traits de Lowell Fulson ou de Lafayette Thomas mais il se rapproche finalement surtout (et très logiquement) de Johnny "Guitar" Watson, un neveu de Frankie Lee Sims, qui a puisé aux mêmes sources musicales.
Albert découvrira ensuite ceux qui allaient l'encourager à faire carrière dans la musique: T.Bone Walker, B.B. King ou encore Lightnin' Hopkins.
 
Albert Collins débute sa carrière en se produisant entre 1949 et 1951 dans divers petits clubs de Houston et de ses environs avec son groupe: les "Rythm rockers".
 
Il rejoint ensuite, dès 1951 le "Piney Brown Orchestra" avec lequel il va faire ses premiers enregistrements studio.
 
À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres, des instrumentaux développés autour de la thématique du froid (Freeze (1958), Defrost, Hot'n'cold, Frost bite, Sno-cone...). Ses morceaux deviennent ses marques de fabrique, caractérisées par ce son froid et rigoureux, icy. Ils lui valent le surnom de ‘The Iceman’.
L'idée lui serait venue un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuies-glace étaient gelés. A l'époque, Collins joue encore uniquement au Texas où il partage régulièrement la vedette avec Lightnin' Hopkins.
 
Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, il se vend à plus d’un million d’exemplaire. Malgré tout, le succès n’aura pas véritablement de suite puisque ce titre ne franchira pas les frontières du Texas. Néanmoins, ce Frosty l'inspirera au point de sortir quelques années plus tard un album du même nom avec ses titres les plus "cool".
 
Après trois ans, il quitte le groupe pour devenir un musicien de session à plein temps. Il joue alors avec Johnny Guitar Watson, Willie Mae Thornton et enfin, à partir de 1965, avec Little Richard. C'est d'ailleurs au côté de ce dernier qu'Albert acquiert une reconnaissance accrue.
 
Mais c'est avant tout sur la route que Collins se forge une réputation de bête de scène. En concert, il se fait entre autre remarquer par son câble de guitare de 30 m de long qui lui permet de plonger dans le public pour discuter plus facilement avec. Mais Collins, c'est avant tout un son: le fameux "cool sound" qu'il crée en jouant sans plectre ce qui l'oblige à frapper par à-coups les cordes avec le pouce ou l'index. Enfin, il se distingue par une rythmique puissante entièrement dévouée à son instrument, c'est à dire réduite au duo basse/batterie et un à un piano ou un orgue.
 
Un premier tournant survient en 1968/69 lorsque, par le biais de L. Hopkins, Henry Vestine et Robert Hite des Canned Heat prennent contact avec lui et l'invitent à faire une tournée avec eux. Hite qui considère Albert comme le meilleur guitariste de blues du Texas fait tout pour le faire connaître auprès du public blanc.
 
Albert s'installe alors à Los Angeles et se fait engager par le label "Imperial Records". L'album "Love can be found anywhere" suivra.
 
Le pari de Hite est réussi puisqu’à la fin des 60's, il est enfin reconnu par un large public, en particulier blanc, et devient un musicien de session très demandé, jouant avec des artistes reconnus tels que le pianiste Dave Alexander; Big Joe Turner, Big Mama Thornton ou même encore avec Ike&Tina Turner sur "The Hunter".
 
Albert Collins peut alors surfer sur la vague du Blues Revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disque Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums.
 
En 1971, Bill Szymczyk, le producteur des Eagles le prend sur son label "Tumbleweed Records". Malheureusement, ce contrat ne dura pas longtemps. Albert n'a le temps de sortir que l'album "There's gotta be a change" avant que le label ne fasse faillite. Privé de contrat, il retombe dans un certain anonymat et passera les années suivantes à se produire sur scène, non plus seulement au Texas, mais dans tous les Etats-Unis où il démontre son talent de guitariste à un large public. On le retrouve aussi régulièrement au Fillmore West à partager l'affiche avec les Who, Buddy Miles, Elvis Bishop... On notera d'ailleurs qu'on peut trouver les enregistrements de cette époque sur l'album "Alive and cool" paru sur un modeste label anglais.
 
Entre 1976 et 78, il prend sous son aile un jeune bluesman qui ne tardera pas à faire parler de lui: Robert Cray. Pendant deux ans, les deux guitaristes écument les bars des Etats-Unis. Il lui faudra attendre 1978 pour qu’il retrouve les studios. En effet, le jeune producteur Bruce Iglauer, un admirateur de toujours, décide de le faire venir à Chicago pour l'enregistrer sur son label Alligator.
 
A peine sorti du succès d'une première tournée européenne (Pays-Bas, Suède), il sort aussitôt "Ice Pickin’". L’album est un succès et est nominé aux Grammy Awards. Il sera élu "meilleur album de blues" par la majorité de la presse blues.
 
La glace n'est plus seulement un thème récurrent de ses chansons mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Sa façon de s'accorder en mineur et de placer très haut sur sa guitare un capodastre, servait les attaques systématiques de chaque corde, qu’il produisait avec une intensité permanente. Son jeu faisait alors penser au travail d'un percussionniste. Son style est tellement personnel que vous ne trouverez jamais un seul musicien qui s'en approche! Il était le seul à avoir un style funky dans sa guitare tout en gardant une certaine sauvagerie naturelle, car même dans ses blues lents, Albert n'a jamais fait dans la mièvrerie. Jimi Hendrix disait d’ailleurs de lui qu’il était l’un des meilleurs guitaristes au monde.Il fut aussi connu sous les pseudonymes suivants : "The Master Of The Telecaster", "The Houston Twister", "The Razor Blade"


     
     

Le succès immédiat entraîne la sortie d'autres albums: "Frostbite" (80) et "Frozen Alive" enregistré en mars 81 à Minneapolis. Albert est alors considéré comme une figure emblématique pour de nombreux jeunes guitaristes de blues blancs.
 
Durant les 80's, accompagné de son groupe, les "Icebreakers" (formé en 79) il parcourt l'Europe où on peut le voir de la Scandinavie à la Suisse (festival de Montreux), en passant par l'Allemagne et le Bénélux. A cette période, deux albums sortent: "Live In Japan" (82) (qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky) et "Don't Loose Your Cool" (83). Ce dernier recevra la récompense du meilleur album de blues cette même année.
 
Enfin, en 85, il forme un super trio de bluesmen avec Robert Cray et Johnny Copeland le temps de l'album "Showdown". Albert avec sa musique qui déménage repartira ainsi avec un Grammy pour le meilleur album de blues. La même année, il joue aussi les invités sur "Midnight Creeper" des Rocky Hills.
 
En 86, il sort son dernier album pour Alligator: "Cold Snap". Il apparaît ensuite en invité de marque au côté de Joe Walsh, David Bowie ou encore Gary Moore. Cela étant, il brille toujours autant en soliste comme sur le "Blues concerto" composé par John Zorn.
 
Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Alpert Collins passe, en 91, chez "Pointblank Records" et sort son dernier album, simplement intitulé "Iceman".
 
L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers) au cours de laquelle on lui diagnostique un cancer des poumons.
 
En 1992, dans la suite logique des choses et dans un dernier souffle de vie, il réenregistre ses meilleurs titres en s'accompagnant d'invités tels que B.B. King ou Gary Moore pour son album "Collins Mix" qui récapitule toute sa carrière.
 
Le 24 novembre 1993, il meurt à Las Vegas. Le grand du blues et de la guitare, sous-estimé pendant des années aura assuré magistralement la relève des grands bluesmen comme Muddy Waters ou Clarence Gatemouth Brown. Il aura su retrouver le rang qui lui est dû à la fin de sa vie et il aura laissé quelques titres exceptionnels et incontournables dans l'histoire du blues moderne. 


Peu de temps après sa mort sort l’album issu de sa dernière tournée…





J'espère que ça vous a plu...

A bientôt pour une autre histoire...
  
     

_________________
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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 18:56 (2009)    Sujet du message: Publicité

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